
Du 18 avril au 17 mai 2026, la ville de Larmor-Plage a accueilli l’édition 2026 deLARMOR PHOTO. J’ai eu le plaisir d’y figurer parmi les 16 photographes talentueux sélectionnés pour cette nouvelle édition. Ma contribution comprenait une série de cinq photographies en diptyque intitulée « Venise », récompensée par une mention honorable dans la catégorie Fine Art lors du concours international de photographie MONOVISIONS AWARD 2025 et un 2e Prix (Médaille d’Argent) aux Annual Photography Awards 2025, Open Category.


Préambule
Depuis mon enfance, une interrogation profonde sur la nature de la réalité m’habite. Dès mon plus jeune âge, j’ai eu le pressentiment que derrière les apparences se cachait une autre réalité, un autre monde, et qu’il y avait donc plus à voir que ce qui se donne à voir. Il faut dire que, dès l’âge de 4 ou 5 ans, mes rêves étaient d’une telle intensité qu’ils me laissaient entrevoir un monde à la fois obscur et étrangement lumineux.
Il y a quelques années, j’ai cherché à traduire ce sentiment par un concept : l’Imparaître. Ce concept désigne, en quelque sorte, un entre-deux dynamique situé entre le visible et l’invisible. Dans cet espace — qui n’en est pas véritablement un — s’entremêlent, selon une alchimie singulière, de multiples perceptions visuelles et sonores qui sont pourtant, de manière assez étrange, aveugles et silencieuses.
Série ‘Venise’
Cette série narrative, que j’ai intitulée « Venise », est une sorte de rêve éveillé. À travers cette suite de portraits à demi voilés, j’ai voulu exprimer la tension entre révélation et secret. Le format diptyque m’a permis d’instaurer un dialogue :
- D’un côté, l’intimité d’un regard ou d’un fragment de visage à demi voilé.
- De l’autre, l’énigme d’une architecture ou d’une ombre qui lui répond.
Cette série est une déambulation dans une Venise intérieure, où le visage devient paysage et où la ville, comme le voile, suggère plus qu’elle ne montre. Et si la vérité existe, je dirais qu’ici… la vérité est mystère et le mystère vérité.