Mon carnet de croquis

« Un test, c’est quand on vous fait faire de petits dessins pour voir si vous n’êtes pas fou. »
Emile Ajar

carnet de croquis

Vers l’âge de 11 ans, mes dessins et peintures frôlaient la perfection représentative, on me disait doué ! J’aimais représenter les objets et mon habileté me donnait de la joie et un sentiment de force. Bien plus tard je compris que le dessin pouvait être bien autre chose, comme un dialogue avec la feuille, un tutoiement avec un je-ne-sais-quoi menant vers une forme d’intériorité ne demandant qu’à sortir de la pénombre pour accéder à un peu plus de lumière. Chemin faisant, la perfection de la forme se défit peu à peu pour laisser la place à autre chose : une intériorité, une intimité, une vie en gestation ? Aujourd’hui, je continue à crayonner le papier lorsque, à mes heures retrouvées, le doux chuchotement de la mine de plomb me délivre de mes questionnements en me donnant de goûter la saveur de ces petits riens qui enluminent le présent.

« L’art ne reproduit pas le visible, mais rend visible »

Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la présentation de ces croquis et dessins réalisés entre 1992 et 2021. Le pêle-mêle reflète assez bien le côté bouillonnant et impermanant du réel lorsqu’il se laisse saisir fugacement dans des agencements transitoires dont témoignent ces quelques croquis. D’ailleurs, l’ordre chronologique n’est-il pas que l’aspect apparent du réel lorsqu’il se montre ou surgit dans notre temps humain ? La chronologie n’est-elle pas que l’effet d’une cause ou essence qui échappe à toute représentation , à toute mise en ordre ?

Paul Klee avait sans doute raison en sa fameuse formule lorsqu’il disait que « L’art ne reproduit pas le visible, mais rend visible ». Parlait-il du réel ? Probablement. Le réel est ni extérieur, ni intérieur. Il est et se maintient dans une infinité de dimensions qui débordent largement nos quatre dimensions apparentes : les trois dimensions de l’espace et celle du temps. L’Art n’est-il pas alors cette activité hautement humaine où se manifeste et se fait sentir la profondeur inépuisable du réel ? Comme un parfum d’éternité… ?

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